APEMUTAM
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L’archéomusicologie est une démarche récente dont l’objectif est de restituer les instruments musicaux en s’appuyant sur les vestiges retrouvés lors de fouilles. Malheureusement, ceux-ci ne fournissent que des informations partielles et nécessitent l’appel à d’autres sources : l’iconographie, les textes, la connaissance du contexte historique et des techniques en usage,... Pour la période médiévale, les travaux menés depuis les années 1970 permettent de mettre en place une méthode d’investigation qui remet en cause certaines idées reçues encore trop fréquemment répandues. Voici la manière dont APEMUTAM la conçoit.
Il ne reste aucun instrument médiéval en état de jeu. Les modèles conservés en musée sont généralement tardifs (XVe siècle) et les vestiges archéologiques mis à jour ne peuvent seuls être suffisants. La source principale pour mieux connaître les instruments médiévaux est donc l’iconographie. Dès la fin du XIXe siècle, certains passionnés se sont intéressés à ces instruments. S’appuyant sur des vestiges iconographiques peints ou lapidaires, ils ont tenté de fabriquer des modèles en rupture avec les sonorités des instruments “classiques”. Mais, peu soucieux des techniques de fabrication connues à l’époque médiévale, ils n’ont fait qu’en imiter l’aspect extérieur, mettant au point des “instruments déguisés”, avec une structure issue de la lutherie contemporaine à leur époque et une sonorité adaptée à l’oreille moderne. L’archéomusicologie repose sur une autre approche. Refusant de considérer les instruments médiévaux comme les ancêtres de ceux que nous connaissons aujourd’hui, elle propose une démarche s’appuyant sur des sources avérées. Pour cela, elle fait appel à des domaines variés : l’archéologie bien sûr ; mais aussi la musicologie, l’organologie (science des instruments de musique), l’iconographie, la philologie (science des textes), l’histoire des techniques, la céramologie, l’anthropologie sonore, l’ethnomusicologie, l’histoire, l’histoire de l’art. Tenant compte de cela, APEMUTAM propose une méthode, adaptable à toute famille instrumentale :
Lister les vestiges archéologique et les représentations des instruments et des musiciens.
Nommer les instruments représentés en s’appuyant sur les textes médiévaux.
Mettre en relation les rares vestiges archéologiques avec les représentations iconographiques.
Définir la méthode de fabrication des instruments en faisant appel à l’histoire des techniques et à l’ethnomusicologie.
Reconstituer les instruments afin d’en définir les capacités musicales.
Mettre les instruments à disposition d’interprètes spécialisés afin de définir et d’améliorer leurs possibilités.




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